visa cambodge

Le passage de frontière Thaïlande – Cambodge, çà c’est fait !

Nous sommes mi-mars. Après deux semaines passées en Thaïlande, nous passons la frontière pour rejoindre le Cambodge, toujours en compagnie de Romain, notre ami français nous ayant rejoint à Bangkok.

Le passage de frontière

Nous décidons de passer la frontière le matin, pour être sûr d’avoir un bus une fois arrivés au Cambodge, pour notre prochaine étape : la ville de Siem Reap. Nous stoppons donc la veille à Aranyaprathet, ville proche de la frontière cambodgienne, qui nous permet de passer une petite soirée tranquille avant de quitter laThaïlande, et en bonne compagnie s’il vous plaît ;).

Rencontre sympa à Aranyaprathet
Rencontre sympa à Aranyaprathet.

Le passage de cette frontière est réputé difficile et semé d’embuches. Pourtant, notre passage a été moins rocambolesque que prévu.

Olivier et Romain dans un tuktuk a AranyaprathetDepuis Aranyaprathet, nous avons pris un tuk-tuk pour faire les 5km qui nous séparait du poste-frontière. Au guichet, les douaniers vérifient le tampon du visa sur le passeport, bien sûr, mais réclament aussi le coupon de déclaration de marchandise. Vous savez le fameux coupon qu’on rempli déjà à l’aéroport, à l’arrivée dans le pays. Celui où l’on déclare qu’on ne se balade pas avec 2 millions d’euros, de la drogue, des armes et une défense d’éléphant ! … Et bien il ne faut surtout pas le paumer ! Manque de bol, c’est arrivé à Romain qui a bien failli se faire refoulé. Heureusement qu’un autre douanier un peu plus sympa lui a donné un nouveau coupon à remplir… mais il a dû refaire la queue, bien entendu ;).

Une fois sorties, nous marchons 200m dans la zone de no man’s land qui nous sépare de la douane d’arrivée au Cambodge (dans la ville de Poipet), où nous devons faire nos visas. Devant le bureau des douanes, un mec nous attend de pied ferme et nous demande de le suivre. C’est bien entendu un rabatteur pour les compagnies de bus privées, qui veut gentiment nous diriger vers son bus, une fois notre visa en poche. Je l’ignore, même s’il essaie gentiment de m’aider à remplir le formulaire nécessaire à l’obtention du visa. Je lui explique que nous allons trouver un bus par nous même, et il me met en garde contre les agences de bus qui vendent leurs billets trop cher… 😉 c’est le serpent qui se mort la queue !

Visa pour le CambodgeNous obtenons donc nos visas rapidement, en échange du formulaire, d’une photo d’identité et de 30 dollars. Le visa coûtait seulement 20 dollars il y a peu, mais futurs voyageurs sachez-le, les prix ont nettement augmentés. Petit conseil en passant : Veillez à avoir sur vous une photo d’identité, sinon les douaniers vous facturerons 1 dollar supplémentaire.

Romain n’en avait malheureusement pas et cela a ajouté à son agacement du moment. Attention à l’arnaque de cette douane (oui il y en a quand même une) : Le visa coûte seulement 30 dollars et pas un de plus ! Les douaniers tentent de se mettre des sous-sous dans la popoche en demandant 30 usd + 200 baht. Refusez fermement et montrez leur le panneau qui indique clairement « Visa = 30 dollars ». Dans notre cas il n’y a pas eu besoin d’insister plus, le douanier était sûrement bien luné.

Soulagés et contents d’avoir un joli tampon sur nos passeports, nous passons à la dernière étape : trouver un bus pour Siem Reap. Notre copain rabatteur est toujours là et nous invite à monter dans sa navette gratuite pour rejoindre la station de bus. On jette un œil autour de nous ; toutes les agences de bus sont fermées… Allez hop on monte dans la navette ! On roule environ 1km dans cette étrange ville de Poipet, qui fait vraiment grise mine avec son look de ville abandonnée.

mini-bus-cambodge
Notre mini bus fait une pause fraicheur.

Arrivés à la station, il faut adopter la zen attitude et ignorer tous les rabatteurs qui se jettent sur nous en nous pressant de monter dans leur bus. Nous avons pris le temps de réfléchir aux différentes options : bus locaux, bus avec clim, mini-bus de 10 places avec ou sans clim. Les prix oscillent entre 9 et 12 dollars. J’avais entendu tellement de mauvaises critiques sur ces compagnies de bus, mais au final la seule chose un peu rageante est le comportement insistant des rabatteurs. Nous avons finalement choisi l’option mini-bus pour 11 dollars par tête, qui partait de suite, contre le bus local à 9 dollars mais qui partait seulement dans 2h. Nous faisons généralement au moins cher, mais comme le temps c’est de l’argent…

Juste le temps de changer quelques dollars en riels (bureau en face des guichets de bus), pause pipi et hop on embarque pour 5h de folie.

cheveux au vent
Cheveux au vent !

Je me retrouve collée au fond du van entre les sacs et Romain qui, faute de clim, a la tête à moitié en dehors de la fenêtre pour capter un peu de fraîcheur… Un peu dans ce style ->

Quand à Olivier, le pauvre, il a droit au strapontin !

Arrivés à Siem Reap, nous avons la désagréable surprise de nous faire débarquer en périphérie et non dans le centre ville comme convenu. On s’apercevra vite que c’est souvent le cas partout en Asie. Comme de par hasard, nous tombons dans un guet-apens de tuktuk qui nous demandent 3 dollars par personne pour rejoindre le centre ville (qui n’est en fait qu’à 2km). Vous vous en doutez, la pilule passe moyennement, et nous faisons donc ce que les français font de mieux (je vous le donne en mille)… Râler ! ;). Soutenu par deux voyageuses américaines, Paula et Hayleys, avec qui nous nous regroupons pour obtenir un meilleur rabais.

C’est une règle en Asie : toujours négocier le prix des tuktuk et taxi. Il faut trancher dans le lard : 50% sans remords ! Faire mine de partir pour faire le trajet à pied aide bien à la négociation ;). Nous obtenons finalement le trajet à 1,5 dollar par personne, ce qui est encore un peu cher, mais nous ne pouvions pas encore le savoir (1 dollar est un prix plus juste pour le pays). Nous négocions aussi de nous faire déposer devant la guesthouse, tant qu’à faire. Pour une fois, nous n’avions pas prévu de logement et nous avons donc suivi Paula et Hayleys dans leur guesthouse. C’est un endroit clean et bien sympa où nous avons fait de jolies rencontres. Nous ne nous y attendions pas mais l’ambiance est animée dans la ville des temples d’Angkor ! ;). J’en parlerais un peu plus en détails dans l’article suivant.

Note pour les futurs voyageurs backpackers : Si vous passez par Siem Reap, je vous recommande vraiment la guesthouse One Stop. Il y en a plusieurs dans le pays (c’est une sorte de chaîne). Elle est bien située, bien équipée, avec un coin salon agréable et des chambres propres allant de 4 à 10 lits. Bien entendu à petits prix, et avec piscine sur le toit en prime, que demander de plus ? 😉 Au top !

saut involontaire dans la piscine
…et plouf !
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